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musiques

« Par toute source sonore nécessaire pour arriver à une fin musicale » / le nouvel album de Wax Tailor

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« Forcément en Français, c’est longuet et pas terrible ». C’est donc la version US, «  By any beats necessary » qu’a préféré retenir Wax Tailor comme titre de son cinquième album. Conçu autour de l’idée du road trip, de rencontres (on y retrouve de nombreux invités (Ghostface Killah, Sara Green, The Rugged Man, A-F-R-O…), il mêle aussi de nombreuses influences, du blues au hip hop.


Sortir :
By any beats necessary, un titre qui convoque Malcom X, Sartre et Kerouac. Beaucoup de références pour un seul titre ! Comment ces trois là se sont-ils rencontrés ?

Les deux connexions évidentes, c’était Sartre et Malcom X parce que le discours de Malcom X est inspiré des Mains sales de Sartre. C’est quelque chose que j’avais en tête depuis longtemps : c’est la jonction de deux cultures pour moi. Malcom X est un personnage qui a eu une grosse influence sur la culture hip hop de la fin des années 80 et c’est à travers ça que je l’ai découvert. Vers 15/17 ans, j’écoutais beaucoup Public Ennemy, Marcus Garvey… qui m’ont fait découvrir cette culture. Par curiosité, j’avais lu la biographie de Malcom X à l’époque, je m’étais un peu documenté… et j’avais retenu cette anecdote, à savoir qu’il s’était inspiré des Mains sales. Je trouvais ça plutôt intéressant, en ayant une culture littéraire plutôt française et une culture musicale américaine… Kerouac vient s’interposer là-dedans un peu par accident, c’est le facteur X de 2015, alors que je retombe par hasard sur On the road, roman fondateur de la beat generation, une génération qui a bousculé les codes de la société américaine de l’époque. Par collusion, ces deux concepts, leurs côtés précurseurs, se sont croisés.


L’intro de l’album c
ontribue pas mal à nous mettre Sur la route…

Je fonctionne beaucoup avec des images. Ce sont des déclics pour moi. J’ai le sentiment que si moi j’en, quelqu’un d’autre peut en avoir. Pas les mêmes, mais il peut en avoir. De la même façon, le truc n’était pas d’écrire une note en disant « alors voilà, l’idée, c’est quelqu’un qui sort d’une station service, qui vient de se prendre un long café et qui remonte dans sa voiture… ». Cette idée, je l’avais en tête, et j’avais besoin de partir avec ça, l’idée de « on prend la route et on y va », avec d’ailleurs un point de départ qui était I had a woman. Je revenais de la tournée, j’avais été bien marqué par le côté Tennessee, Mississipi, Burlingham, Alabama… j’avais envie de partir de cette Amérique profonde, et le blues s’imposait. Je ne voulais pas un truc étiqueté « electro blues », je voulais un blues. On a commencé à le jouer en live, et on voit d’ailleurs que ça fonctionne pas mal.

 

On serait d’ailleurs bien en peine d’essayer de coller une étiquette sur cet album… Si tu essayais, ça donnerait quoi ?

Je suis un gros lâche, je laisse les gens se débrouiller… Je me suis rendu qu’à chaque fois qu’on essayait de me coller une étiquette, ça ne me plaisait pas, mais que je n’étais pas plus fort que les autres pour en mettre. Quand je revendique le côté hip-hop de l’histoire, on me dit que, bon, c’est quand même pas vraiment hip-hop. J’ai le sentiment de faire du hip-hop comme j’aurais voulu le voir évoluer, en me disant que c’était une musique qui s’inspire de toutes les autres, qui les digère et qui ne s’interdit rien. Alors que c’est devenu plutôt formaté aujourd’hui… Alors forcément, je comprends que les gens qui ont ces repères là se disent que ça n’a rien à voir. Alors aujourd’hui je m’en tiens à « t’aimes bien ? Alors c’est cool ». La musique est faite pour parler aux gens, les étiquettes on s’en fout un peu.



Publié le 30/11/2016 Auteur : Bérangère Deschamps

 

 


30 novembre / Marseille / Le Silo / 28 euros

6 décembre / Bruxelles / Ancienne Belgique / 28-29 euros

8 décembre / Lille / Aéronef / 24,80 euros

Toutes les dates de la tournée sont à retrouver sur

https://www.waxtailor.com/concerts/