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cinéma

Incognito

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Lucas, la musique, ça a toujours été son truc. Mais quand son groupe (Orly Sud), se désagrège, il finit par se résigner à n'être qu'un contrôleur de la RATP. Lorsqu'un jour, il découvre, dans les affaires d'un ami disparu, un carnet rempli de compositions, il se lance pour de bon et, avec le travail d'un autre, devient une vedette. Le jour où le propriétaire du cahier reparaît, Lucas demande à son ami et colocataire, le fantasque Francis, de l'aider à camoufler sa célébrité.

Un miroir déformant, voilà ce qu'est le deuxième film d'Eric Lavaine (Poltergay). Un regard un peu détourné sur la célébrité (ici celle d'un chanteur), incarné par un jeune acteur bien placé pour savoir de quoi il parle : Bénabar. Secondé par Franck Dubosc en rigolo  de service et Jocelyn Quivrin en ami revenant, il se confronte pour la première fois à un grand rôle de cinéma. Le chanteur se tire plutôt bien de l'exercice périlleux qui consiste à participer à un film sur un univers dont il est proche. Si on perçoit forcément chez lui un jeu parfois plus incertain, le cinéaste veille à ne pas laisser l'acteur et son personnage trop seuls. Reste que l'humour répétitif de Franck Dubosc finit par ennuyer. Quelques bons moments parsèment néanmoins ce parcours plutôt attendu qui doit incontestablement plus à son casting qu'à son scénario. Eric Lavaine, sans trop faire travailler sa caméra, n'a qu'à se contenter de saisir les échanges de ses trois comédiens pour signer un film mineur mais pas déplaisant sur l'amitié, la célébrité et les petits compromis de la vie. Les amateurs verront même chanter Bénabar des compositions voulues « aussi éloignées que possible » de son univers... Pas sûr que ce soit le plus réussi.

Publié le 28/04/2009 Auteur : Guillaume B.


Mots clés : cinéma